Cine’Citoyen: L’utopie Rojava, au cœur du chaos syrien.

Mardi 5 Juin 2018
à 20:00
à L’Espace Gare de Castries
50 avenue de la Gare

 

L’utopie Rojava, au cœur du chaos syrien.

Ciné Phil est heureux de vous inviter à une nouvelle séance de Ciné’Citoyen, sur l’expérience de démocratie directe comme alternative à la guerre. Avec la participation de représentants du Centre Démocratique Kurde de Montpellier.

En juin dernier, Barcelone organisait la réunion de 180 villes -mégapoles, villes moyennes, modestes bourgades- de tous les continents, dont les élus et citoyens engagés ambitionnent de construire une alternative à nos démocraties représentatives en déliquescence.

Une réponse serait le municipalisme, c’est à dire la démocratie directe exercée au niveau local, grâce à une profonde décentralisation du pouvoir.

La région autonome du Rojava au nord de la Syrie pratique le municipalisme depuis 2012.

Les quartiers, villages, cantons, villes, territoires, s’organisent dans le cadre d’une Confédération Démocratique qui fonctionne, malgré les incroyables difficultés et violences que subit cette région. Tous les témoignages des visiteurs concordent : on y voit naître des idées et des pratiques qui montrent qu’un autre monde est possible.

Merci aux représentants du Centre Démocratique Kurde de Montpellier de venir nous parler de  leur peuple et de son engagement dans la démocratie directe, de son écologie sociale et bien sûr des conditions dramatiques auxquelles ils sont confrontés, à la suite de l’attaque de l’armée turque.

Curieu-ses-x de découvrir le Rojava ? 

Dans la presse.

  • Un territoire « auto-administré », a pris pied au Kurdistan syrien et tente courageusement de faire vivre les principes de la démocratie directe en plein coeur de la guerre.

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  • Depuis le 20 janvier 2017, la Turquie a envahi le Rojava, pour tenter d’écraser ce foyer du peuple kurde. Mais ce qui risque d’être écrasé, c’est une révolution sociale communale, multiethnique, féministe et autonome : celle du « confédéralisme démocratique » théorisé par l’écologiste Murray Bookchin.

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A la bibliothèque.

À l’été 2014, alors que les pays de la région, l’ONU et l’OTAN assistent impuissants à l’avancée des jihadistes, le monde découvre les combattant·es kurdes qui ont fait reculer Daesh à Kobané, cette petite ville devenue symbole.
Le sacrifice de ces jeunes femmes et de ces jeunes hommes était bien sûr motivé par la nécessaire résistance à la barbarie de l’État islamique, qui s’est déchaînée contre les Kurdes yézidis de la région de Sinjar. Mais cette détermination s’appuyait sur autre chose : la conviction qu’une société libre démocratique et égalitaire pour toutes et tous est possible, au Rojava mais aussi en Turquie.
Autrefois imprégné par le marxisme-léninisme, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a dressé un bilan sévère des régimes bureaucratiques et autoritaires d’Europe de l’Est. Il a également pris ses distances par rapport au nationalisme et a questionné la pertinence de revendiquer un État-nation kurde.
Emprisonné depuis 2000 et influencé par le libertaire écologiste américain Murray Bookchin, le fondateur du PKK, Abdullah Öcalan, a appelé à l’élaboration d’un nouveau paradigme qui confère à la démocratie directe un rôle pivot de la transformation sociale. En pleine guerre nourrie par des conflits intercommunautaires et des conflits d’intérêts géopolitiques, l’égalité entre les sexes, l’inclusion des minorités et la démocratie de conseils (quartier/village/canton) donnent corps à une révolution.
Dans une région dominée par les tribus et les clans, s’est développée au Rojava une pratique d’inclusion et de représentation sur un pied d’égalité de toutes les minorités ethniques ou religieuses. Dans un contexte régional où les femmes sont au mieux privées de toute autonomie, le Rojava a inscrit l’égalité totale entre les genres dans sa charte, tandis qu’en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) instaurait le principe d’une double représentation femme-homme dans toutes les fonctions de responsabilité et envoyait au parlement des élu·es gays-lesbiennes, des Arméniens et des Assyriens.

On dit de la poudrière du Moyen-Orient qu’une nouvelle guerre mondiale peut s’y déclencher. Mais on y voit naître aussi des idées et des pratiques qui montrent qu’un autre monde est possible.

 

 

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