De Daniel à Hector, Avant, ils n’étaient pas précaires.

jaime

J’aime et je partage!*je-partage-avec-plaisir

De Paul.B

 

En l’espace de quelques jours j’ai eu l’occasion de voir deux films qui m’ont interrogé et me font réfléchir sur le monde dans lequel je vis. Ces deux films se déroulent en ce moment dans un pays Européen, l’Angleterre. Ce pays (souvent montré en exemple pour sa réussite économique, sa ligue de football la plus riche du monde et sa place boursière) semble amener des  personnes à vivre des vies bien différentes. Mais au fait, quand est-il dans notre beau pays ?

Je ne peux que partager les propos des deux réalisateurs Peter Mullan pour Hector Ce film est un moyen de toucher une réalité humaineou Ken Loach pour Moi, Daniel Blake “Ce monde néolibéral dans lequel nous vivons risque de nous mener à la catastrophe un autre monde est possible, et nécessaire“.

hector daniel

 

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1 comment for “De Daniel à Hector, Avant, ils n’étaient pas précaires.

  1. Chantal
    6 novembre 2016 at 19 h 33 min

    Pas encore vu Hector, mais j’ai vu et aimé : “Moi, Daniel Blake” …

    Chacun des films de Ken Loach a quelque chose d’essentiel à dire et ce cinéaste qui ne craint pas d’être engagé, nous emmène exactement là où il veut, à travers une fiction bien construite et des personnages qui génèrent de l’empathie, pour nous dire la réalité vraie, à hauteur d’hommes et de femmes ordinaires, dans une situation donnée.

    Il nous tient par l’émotion, la révolte intérieure qui bouillonne et monte en nous, alors que dans la vie, ces êtres-là seraient sans doute invisibles, gris-murailles : ce peut-être celui qui devant nous dans la queue à la sécurité sociale ou à la boulangerie, celui qui est assis à côté de nous dans le tram.

    La solidarité existe et est montrée dans ses films, mais elle vient le plus souvent de ceux qui en ont eux-mêmes besoin, et de personnes ordinaires qui ne font pas parler d’elles.

    – Dans “Carla’song”, c’était un chauffeur de bus qui, par son geste simple envers une femme qui voyage sans ticket, nous ouvrait la porte sur le Nicaragua des années 80, dictature et Guérilla.
    – Dans Freedom, on marche aux côtés des jeunes qui se sont engagés, la fleur au fusil, dans les brigades internationales pendant la guerre d’Espagne. Des jeunes prophètes de liberté transformés en chair à canon.
    – Dans le Vent se lève, c’est l’Irlande qui se déchire, jusque dans les familles.
    – Dans “My name is Joe”, c’est la résilience d’un alcoolique quand il commence lui-même à entrer dans l’altruisme et exister au yeux des petits.
    Bref, tous ses films sont forts et Ken Loach, c’est sans doute mon cinéaste préféré.
    Ici, on ne retrouve pas l’humour de ” la part des Anges” : on n’a pas envie de rire, seulement par moments de sourire, parce que les laissés-pour compte sont très créatifs dans le système D, l’audace, la répartie, quand il s’agit de protéger leur dignité.

    Je ne vais pas vous raconter le film, mais allez y. Laissez-vous être tirés par le bras, entrainés de le labyrinthe kafkaïen des administrations anglaises équivalentes à nos pôles-emploi et MDPH.
    Heureusement, notre système français n’est pas aussi dysfonctionnant. Mais la tendance actuelle est à la destruction par pans entiers du droit du travail et du droit social. Alors, ce dédale dans lequel nous suivons Daniel Blake, n’est pas loin d’être ou de devenir le nôtre.

    Ken Loach nous montre ici, avec sa révolte et sa tendresse pour l’humanité, jusqu’où ne pas aller dans l’esprit de compétition du marché du travail et dans l’inaccessibilité des services publics.

    Avant, il émargeait surtout dans la sélection “un autre Regard”.
    Il a bien mérité sa palme d’or.
    Et le jury de Cannes montre qu’il est bon aussi de descendre des marches pour être à hauteur des quidam, plutôt que les monter en se pavanant…

    J’ai aimé et je poste aussi donc sur le site !

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