Jour de Fête à la Campagne ! une complicité théâtrale des Ateliers.

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Samedi 4 février 2017
à 21 heures (durée 1h15)
foyer Communal Hyppolite Paulet à Castries

“Jour de fête à la campagne”
Par le théâtre Atelier des Bulles de Pignan
une Mise en scène de Lise Tur.

 

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La troupe de l’Atelier des Bulles Pignan

L’Atelier des Bulles de Pignan est de retour à L’Atelier Citoyen. Rappelez-vous nous avions été nombreux à assister le dimanche 28 juin 2015 lors à la représentation du “Le cabaret des exclusés”, début d’une complicité culturelle entre les Ateliers de Castries et de Pignan.

La venue de “Jour de fête à la campagne” à Castries est l’idée de Laurent, “Atelièrain” et passionné de théâtre. Avec le groupe de projet “conférences et évènements culturels” de l’Atelier Citoyen, son projet est devenu un moment culturel et convivial pour tous, des enfants à partir de 11/12 ans au plus matures jusqu’à 80 et plus.

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Jour de fête à la campagne, dans l’Aube

“Aux environs de 1965 ….on fait la fête au village et tout un tas de personnages défilent autour de la grande table :des vieux malicieux et nostalgiques ,des pucelles qui s’ennuient,des femmes qui se souviennent… confidences ,engueulades circulent et tout finit par une douce valse “.

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Lise AndraLise, pourquoi avoir eu l’envie de réaliser cette pièce ?
“J’aime beaucoup travailler sur des séquences de vie, qui viennent révéler des émotions, des sentiments, pris sur le vif, un peu comme des clichés révélant sur les visages ou dans les postures des personnes, tout un pan d’histoire personnelle ou collective. A partir de quoi l’imaginaire fait son travail, ouvre les porte du voyage dans le souvenir. Le théâtre est le lieu de la mise en lumière, de la révélation. Il vient percuter quelque chose d’essentiel dans l’imaginaire du public.”

Quelle est l’alchimie recherchée entre “le jour de fête” et “la campagne” ?
“Dans cette pièce que je situe dans les années 65/70 il y a la dimension individuelle des personnages, mais également en fond, la dimension collective de ce qu’à laissé comme traces, la guerre. Il y a la géographie : c’est à la campagne, dans un village. Tout y est plus en vue. Les sentiments s’y disent parfois crument. Il y a la situation : un jour de fête. Cela peut être un mariage, ou tout autre évènement qui rassemble jeunes et vieux dans un même lieu, avec leur parole qui se dit, s’entend, s’échange aussi parfois. Il y a ce brassage des générations qui m’intéresse toujours beaucoup.”

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“… voilà que, encore enveloppée dans le chant prometteur des orgues, voilà qu’elle se préoccupe d’une poussière sur le smoking de son jeune mari ! Non, non, elle sera autoritaire et possessive : cet homme est à moi, la preuve, je l’époussette…”

Tout le monde le savait que Ferdinand et moi, avant la guerre, bon. Quand Alice avait encore toute sa tête et Bernard était encore en vie, j’aimais Bernard. Mais j’aimais aussi Ferdinand. ..Bon. “

“… Ah être mollement allongée dans un bain moussant vert pâle, avec un cd de Freddy Mercury. Le soleil à travers la fenêtre, un blue lagoon à portée de main, un homme torse nu, très beau, assis sur un tabouret bleu nuit et qui me regarde en souriant pendant des heures…
– Et alors ?
– Alors c’est tout à fait autre chose ! est-ce qu’on va s’ennuyer comme ça à perte de vie ?
– Moi, je ne m’ennuie pas vraiment. Je m’impatiente. Dans deux ans, je ferai l’amour.
– Deux ans, c’est long !
– Le soir des résultats du bac. Si j’échoue, ça me consolera. Si je suis reçue, ça s’ajoutera…

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“… Vous avez remarqué ? les femmes maintenant on ne les voit plus que de dos !
– c’est parce qu’elles marchent vite et qu’elles vous dépassent !
– Ah ça, il y a longtemps qu’elles cherchent à nous dépasser !
– Moi, on me donnerait vingt bonnes années de rab, je ne dirais pas non.
– Oh bon dieu, pour en faire quoi ?
– Ecoutez, entre 25 et 45 ans j’ai fais deux enfants. J’ai planté trois bouleaux et deux pommiers, j’ai construit une maison. J’ai appris l’espagnol, j’ai dessiné le jardin de ma meilleure amie, j’ai fais l’amour des milliers de fois, j’ai acheté trois voitures, j’ai lu Proust. Marcel, comme moi…
– et alors ?
– Alors si j’ai pu faire tout cela en vingt ans…
– Mais ma pauvre vieille, aujourd’hui, vous ne pourriez même pas vendre Tintin à la sortie de la maternelle !
– Il me semble parfois que la vieillesse ne vous  va pas du tout !”

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