La paysanne… hymne planétaire ?

Merci encore pour votre boulot et votre accueil plus que sympa ! 

MaxBoyerGastonCoute1Je vous fais parvenir La paysanne que vous pouvez transférer aux adhérents et amis de L’atelier Citoyen.
On pourrait presque prendre ce texte comme hymne planétaire , à méditer.
A mes débuts de Couté (1986) , les gens trouvaient un peu vieillot la référence au monde paysan , mais aujourd’hui , avec toutes ces réflexions sur la terre, les cultures, le bio, les circuits courts, la chanson dans sa totalité prend une nouvelle dimension.
Bonne continuation,
Amitiés
Max Boyer

Crédits photographique: Thierry Margot.


LA PAYSANNE Gaston Couté (1880-1911)

Paysans dont la simple histoire
Chante en nos cœurs et nos cerveauxGaston coute2
L’exquise douceur de la Loire
Et la bonté -des vins nouveaux, (bis)
Allons-nous, esclaves placides,
Dans un sillon où le sang luit
Rester à piétiner au bruit
Des Marseillaises fratricides ?…

Refrain
En route! Allons les gâs ! Jetons nos vieux sabots
Marchons,
Marchons,
En des sillons plus larges et plus beaux !

MaxBoyerGastonCoute2

A la clarté des soirs sans voiles,
Regardons en face les cieux ;
Cimetière fleuri d’étoiles
Où nous enterrerons les dieux. (bis)
Car il faudra qu’on les enterre
Ces dieux féroces et maudits
Qui, sous espoir de Paradis,
Firent de l’enfer sur la « Terre » !…

Ne déversons plus l’anathème
En gestes grotesques et fous.
Sur tous ceux qui disent : « Je t’aime »
Dans un autre patois que nous ; (bis)
Et méprisons la gloire immonde
Des héros couverts de lauriers :
Ces assassins, ces flibustiers
Qui terrorisèrent le monde !

MaxBoyerGaston Coute3

Plus -de morales hypocrites
Dont les barrières, chaque jour,
Dans le sentier des marguerites,
Arrêtent les pas de l’amour !… (bis)
Et que la fille-mère quitte
Ce maintien de honte et de deuil
Pour étaler avec orgueil
Son ventre où l’avenir palpite !…

 

Semons nos blés, soignons nos souches !Gaston Coute3
Que l’or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L’épi blond, le raisin vermeil !… (bis)
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.


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