Projet local pour un problème global: la lutte contre le réchauffement climatique à Castries.

Expression Libre d’Aline R. Castriote
Proposition de projet!

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S’engager pour lutter contre le réchauffement climatique c’est s’engager pour des objectifs à long terme, des objectifs planétaires, qui ne sont pas toujours clairs ni certains et dont les coûts sont malheureusement immédiats.

Bien que ce sujet soit « une préoccupation des français » selon les médias, les choses bougent lentement dans notre pays alors même que les effets du réchauffement climatique sont déjà là, bien lisibles et menaçants.Cette réalité anxiogène contribue aussi sans doute au manque d’implication des français.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » disait Jacques Chirac (eh oui!) en 2002 au sommet mondial du développement durable à Johannesbourg.

Pourquoi alors lancer ce projet ?

Eh bien justement parce qu’il faut prendre le taureau par les cornes, car cela devient urgent. A l’horizon 2020, il faudrait que les pays s’engagent clairement avec des objectifs chiffrés, et des sources de financements.On parle du Pacte Finance-Climat (voir climat-2020.eu). Sinon on ne pourra pas atteindre l’objectif de la COP21, contenir le réchauffement dans la limite de +2°. Le réchauffement deviendra un phénomène irréversible sur lequel nous n’aurons plus de prise.

  • parce que nous aimons nos enfants et nos petits-enfants et nous devons leur laisser une planète vivable.
  • parce que c’est l’affaire de tous et pas seulement des politiques.On n’y arrivera pas sans l’implication des citoyens
  • parce qu’il y a des milliers de choses à faire, de pistes, d’orientations, qui ne sont pas si compliquées que cela
  • parce qu’on peut agir localement pour avoir un effet global.

Ce que je propose au niveau local :

D’abord informer :

Est-ce que tout le monde sait de quoi on parle exactement ?

Cette information pourrait se faire via des voies classiques comme le débat, la conférence, ou alors des enquêtes auprès des habitants de Castries, par du porte-à-porte.

Il faudrait y inclure les jeunes, les principaux intéressés, à travers des actions au collège de Castries (ou le CMJ), à moins qu’ils n’aient déjà des cours sur ce sujet .

Ensuite constater :

peut-on voir le changement climatique à Castries : bien sûr! Il y a diverses manifestations plus ou moins évidentes :

la sécheresse, les rivières à sec, l’absence de pluie, la variation de la date des vendanges ou de la floraisons des arbres sur une vingtaine d’années (on peut interroger les agriculteurs et producteurs) et il y a certainement d’autres pistes.

Puis agir  et convaincre:

  • interpeller nos élus locaux : que font-ils ou vont-ils faire pour lutter contre le réchauffement climatique? J’ai vu dans le dernier numéro, 29, de Castries Mag, que « adapter le territoire aux changements climatiques et en atténuer les effets »faisait partie des quatre objectifs du SCOT, schéma de Cohérence Territoriale, qui dessine le Castries de demain. La Mairie compte lancer une enquête publique en 2018.
  • Lister les milliers de gestes au quotidien que chacun peut -et devrait- faire:
  • éteindre les lumières, prendre des douches plutôt que des bains, éviter autant que possible la voiture, l’avion, limiter sa consommation de viande (ou ne plus en manger) consommer local etc…
  • Démontrer que cela n’implique pas un « retour à la bougie » mais un changement de logiciel, ou de braquet pour les cyclistes, abandonner nos habitudes et se diriger résolument vers un monde plus sobre.Pas pauvre :sobre. Et que cette sobriété soit acceptée.
  • Démontrer que cela ne va pas créer plus de chômage mais au contraire de nouveaux emplois très prometteurs au niveau des énergies renouvelables dans notre région,qui a du soleil et du vent à revendre.

Sous quelles formes pourrait-on envisager ces actions, comment donner vie à ces arguments et toucher le plus grand nombre ? Je pense que les personnes qui fréquentent l’Atelier citoyen sont globalement convaincues du bien-fondé de cette lutte, mais le plus difficile c’est de toucher les autres.

Si ce projet est accepté, il faudrait évidemment se réunir pour décider des différentes formes d’actions.

En conclusion je dirais qu’il ne faut pas se laisser abattre par l’ampleur de la tâche: le plus difficile c’est le démarrage, le moteur de la motivation.

Peu importe que Donald Trump nous ait quittés, il ne sera pas toujours au pouvoir, heureusement ,et nous lui répondons :

PLANET FIRST !

4 comments for “Projet local pour un problème global: la lutte contre le réchauffement climatique à Castries.

  1. brigitte
    14 janvier 2018 at 19 h 49 min

    merci Aline pour ces infos!
    brigitte

  2. José
    15 janvier 2018 at 12 h 50 min

    Changement climatique

    Merci Aline pour cette initiative
    L’atelier citoyen a déjà des actions qui ont un impact direct sur le réchauffement climatique.

    transport déplacements avec le vélo
    alimentation avec le court-circuit
    gestion des déchets avec le compostage et le traitement des déchets verts avec le BRF
    agriculture pluviale et bio avec le verger partagé
    l’éclairage public, avec l’animation pour informer sur l’intérêt évident à plusieurs titres d’éteindre les lumières une partie de la nuit
    ainsi que d’autres thèmes en cours de développement, obsolescence programmée, réparation, entretien, aide à l’installation d’agriculteurs …

    Ce que l’on peut faire c’est communiquer plus à chaque occasion.

    Exemple : au court-circuit : distribuer une petite note synthétique sur l’impact colossal de notre alimentation qui représente environ 50 % de la production de gaz à effet de serre de la planète.
    S’alimenter de produits provenant de l’agroécologie locale avec les circuits courts permet de renverser complètement l’impact, car ce système devient fixateur de CO2 ( le principal gaz à effet de serre) dans l’humus du sol.
    En modifiant à la fois nos habitudes :
    alimentaires – moins de viande – plus de légumes
    achat direct aux agriculteurs locaux
    Cela nous permet d’apporter chacun une contribution à cette bataille contre le réchauffement climatique et dans le même temps d’améliorer notre santé…

    Oui on pourrait avoir une belle animation sur cette question vitale à court terme pour notre survie.

    Aline, prend cette animation en main, animons avec toi Castries sur cette urgence Climatique, Conférence, film, débats.

    Vu la semaine dernière à la médiathèque de Castries un film magnifique à diffuser de nouveau :
    l’odyssée de l’empathie. Ce film montre comment une éducation bienveillante peut contribuer à résoudre les problèmes de la violence envers l’homme et la nature. Je propose que l’atelier citoyen fasse une projection pour ceux qui l’ont manqué.

    • Aline
      16 janvier 2018 at 9 h 14 min

      Merci pour ce commentaire José;
      En effet, on peut associer plus d’information aux actions de l’atelier citoyen et peut-être rajouter une action à destination des jeunes, les plus concernés.
      On peut aussi insister sur la création d’emplois en particulier dans le secteur énergétique.
      Concernant l’odyssée de l’empathie, en effet j’aimerais voir ce film, je n’étais pas à Castries.
      Il y a aussi le film Demain, plus ancien, que j’ai déjà vu.

    • Didier Guinot
      16 janvier 2018 at 17 h 14 min

      Bonjour José,
      C’est avec intérêt et, il est vrai, avec peu d’étonnement, que je viens de lire tes quelques lignes, tant je connais tes convictions et ton engagement. Autant je respecte ta probable compétence dans un domaine qui n’est pas le mien, autant j’ai, également, la faiblesse de penser que j’ai acquis, au cours des années, une compétence citoyenne, politique, professionnelle et intellectuelle qui me permettent d’aborder les problèmes différemment avec doutes et interrogations. Si nous nous rejoignons sur le constat, en l’occurrence, les causes et les effets du réchauffement climatique, notre analyse des solutions diverses et éventuelles présentent quelques divergences majeures.
      En effet, même si je ne remets pas en cause tes arguments ‘’techniques‘’, il n’en demeure pas moins que ces solutions ne prennent pas en compte le contexte sociétal, à savoir comment, comme l’évoque subrepticement l’initiatrice de cette rubrique, impliquer chaque individu dans un comportement responsable et respectueux. Les solutions ne se concrétisent pas au travers du vécu au-dessus ou au-dessous de la canopée, elles ne se concrétisent pas non plus au travers d’un statut social qui ne se confronte pas, ou plus, aux réalités des logistiques quotidiennes. La réalité que certains dogmatismes oublient, est que la soi-disant responsabilité citoyenne n’est qu’un vain mot dans une société où l’individu broyé par l’égoïsme, par l’adhésion implicite au modèle capitalo-libéral, par l’infrastructure environnementale imposée, se gardera de remettre en cause sa position sociale au détriment d’une intelligence collective. De même que tout modèle économico-politique, innovant ou pas (je pense aux circuits courts, à la gestion des déchets, notamment) doit se confronter aux réalités du Monde environnant, la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas seulement une question de principe ou de volonté. Certes, il ne convient pas de mépriser les actions locales et louables dans leurs intentions, mais il me parait incontournable d’assumer, à priori, une analyse psychologique et comportementale de l’individu au sein d’un système où ce que l’on croit pouvoir résoudre une difficulté en entraîne une nouvelle. Il en va de même de certaines technologies dites innovantes : je pense, en particulier, aux panneaux photovoltaïques dont on ignore, encore aujourd’hui, la façon de les détruire sans conséquence sur l’environnement….
      Alors ne rien faire n’est évidemment pas la solution mais regarder le monde par le petit bout de la lorgnette ne l’est pas non plus. Qu’elles soient locales ou nationales, aussi méritoires soient-elles, l’efficacité des démarches contre le réchauffement climatique sont, malheureusement, en grande partie, dépendantes de ce qu’il se fait ailleurs. En fait, il s’agit de se poser la question quant à savoir si nous, en tant que pays dits développés, nous qui avons dépassé le stade de la ‘’révolution industrielle’’, pouvons imposer, aux pays laissés exsangues par notre oppression occidentale, des règles qui les empêchent d‘avoir les mêmes prétentions économiques que nous, avec toutes les conséquences que cela implique autant au niveau éthique que des équilibres socio-démographiques. C’est à ce niveau là qu’interviennent doutes et interrogations.
      Même si il faut être inquiet d’un avenir peu réjouissant (le présent l’est-il encore ?), quelques petites touches d’optimisme permettent de penser que l’homme peut s’adapter à un environnement dégradé : voir les études réalisées sur les derniers occupants de l’île de Pâques, avant les épidémies.

      Dernier point : « l’Odyssée de l’empathie »
      Connaissant ce documentaire, je ne suis pas aussi enthousiaste que toi ; certes, il s’agit d’un document rigoureux, bien fait mais, à mon sens, un peu trop empathiquement ‘’militant’’ pour être objectif. Matthieu Ricard et Pierre Rabhi , ainsi que quelques autres, sont des personnalités philosophiquement respectables mais quelque peu vaines, si je peux me permettre…
      Par contre, j’avais été surpris et choqué, par les séquences relatives aux tribus SAN de Namibie : peuple qualifié de primitif et nommé ‘’bushmen’’ (ou bochiman). Non seulement ces tribus sont très loin d’être primitives mais le terme ‘’bushmen’’ est un terme péjoratif à leur égard utilisé par les seuls afrikaners. Un SAN ne permettrait jamais d’être qualifié de ‘’bushmen’’ !!! Bonjour l’empathie !!!

      Si ces quelques lignes peuvent alimenter la réflexion…
      Bien à toi

      Didier Guinot

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